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Délai de 30 jours dépassé : que faire pour votre sinistre CatNat

Le dépassement des 30 jours autorise l'assureur à opposer la déchéance, mais il doit prouver un préjudice. Trois voies restent possibles.

Ce que l'assureur peut vous opposer

La clause type de l'annexe I de l'article A.243-1 du code des assurances prévoit la déclaration dans les 30 jours suivant la publication de l'arrêté au Journal officiel. Au-delà, l'assureur peut invoquer la déchéance de garantie, c'est-à-dire refuser la prise en charge sans contester l'origine des dommages.

Cette déchéance n'est pas automatique dans tous les cas : en droit des assurances, elle suppose que le retard ait causé un préjudice à l'assureur et que la clause soit opposable. C'est à l'assureur de motiver son refus, par écrit.

Première voie : déclarer quand même, et motiver le retard

Une déclaration tardive accompagnée d'une explication documentée (hospitalisation, succession en cours, absence d'information de la commune, courrier égaré) et de photos datées est traitée par certains assureurs, surtout si l'expertise n'est pas devenue impossible. Rien ne vous empêche d'envoyer le dossier : le pire résultat est un refus écrit, qui ouvre lui-même des suites.

Gardez la preuve de l'envoi. Un refus fondé sur le seul dépassement du délai, sans mention d'un préjudice, est un refus que vous pourrez contester auprès du service réclamations puis du Médiateur de l'assurance.

Deuxième voie : la vague d'arrêtés suivante

Les reconnaissances tombent par périodes de sécheresse successives : 183 communes le 12 juin 2026, 75 le 11 septembre 2026. Si votre commune est reconnue pour une nouvelle période et que vos fissures ont évolué depuis, un nouveau sinistre peut être déclaré dans les 30 jours du nouvel arrêté, avec sa propre franchise de 1 520 €.

Concrètement : relevez l'évolution des fissures (largeur, longueur, date) dès maintenant, pour pouvoir rattacher des dommages aggravés à la période suivante plutôt qu'à celle que vous avez laissée passer.

Troisième voie : vérifier la date exacte de publication

Les erreurs de point de départ sont fréquentes : date de l'arrêté et date de publication au JO ne coïncident pas toujours, et la date de l'information communale n'a aucune valeur juridique. Il arrive que le délai soit en réalité encore ouvert.

Le vérificateur gratuit affiche, pour votre commune, la référence de l'arrêté, sa date de publication au Journal officiel issue de la base GASPAR et le nombre de jours restants. S'il reste du temps, le dossier à 69 € permet d'envoyer une déclaration complète immédiatement.

Voir mon verdict (gratuit) — gratuit.

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